Georges LAKHOVSKY

Georges LAKHOVSKY (1869 - 1942)

Georges Lakhovsky est un ingénieur et chercheur franco-russe du début du XXᵉ siècle, connu pour ses travaux sur les relations entre les ondes électromagnétiques et le vivant. Autodidacte, il s’intéresse très tôt aux mécanismes fondamentaux de la vie et cherche à comprendre comment l’énergie influence les cellules.

Georges Lakhovsky développe une théorie originale : selon lui, chaque cellule vivante se comporte comme un oscillateur, c’est-à-dire qu’elle émet et reçoit des ondes électromagnétiques à certaines fréquences ce qui permet un équilibre cellulaire parfait.

À partir de cette idée, il conçoit plusieurs dispositifs expérimentaux, dont le plus connu est le Radio cellulo oscillateur (RCO). Ce dispositif était destiné à exposer le corps à un spectre de fréquences d'une largeur donnée, dans l’objectif de « réaccorder » les harmoniques cellulaires et de restaurer leur vitalité. Dans les années 1920–1930, ses travaux suscitent un fort intérêt dans certains cercles scientifiques et médicaux.

Aujourd'hui, l'héritage de Georges Lakhovsky perdure à travers l'utilisation moderne de thérapies par les ondes, telles que la radiofréquence et la bioénergétique.

Son principe de remise en forme par l'harmonisation des oscillations cellulaires inspire encore certaines technologies contemporaines dans les domaine de la récupération, la vitalité, l'homéostasie et la cohérence biologique.

Ce concept innovant a jeté les bases de recherches futures sur les interactions entre électromagnétisme et biologie, ouvrant la voie à des thérapies non invasives qui cherchent à restaurer l'équilibre naturel du corps.

La cellule comme circuit émetteur-récepteur

Dans les années 1920, le scientifique d’origine russe Georges Lakhovsky remarque que les pigeons voyageurs perdent leur orientation à proximité des antennes d’émetteurs radiotélégraphiques. Il s’intéresse par ailleurs aux travaux du professeur d’Arsonval relatifs aux effets des courants à haute fréquence sur les animaux, et il étudie l’influence des tempêtes magnétiques sur la végétation en analysant des vins de Bordeaux. C’est dans ces années qu’il fait également le lien entre la structure de la cellule telle que la décrit Louis-Félix Henneguy 1, les recherches de Heinrich Hertz2 et de Nikola Tesla3 sur les ondes radio et les circuits oscillants, et les découvertes sur les ondes cosmiques ultrapénétrantes4 faites notamment par Albert Gockel5 et Victor Franz Hess6. Tout cela le conduit en 1923 à établir une analogie entre la cellule et l’émetteur-récepteur de radiodiffusion.

Il remarque en effet qu’une cellule est constituée schématiquement d’un noyau (chargé positivement) baignant dans une masse de cytoplasme (chargée négativement). Dans le noyau se trouvent des filaments, les chromosomes et les chondriomes, formés de tubes en matière isolante remplis d’un liquide salé conducteur, le tout étant assimilable à un circuit ouvert susceptible d’osciller à très haute fréquence. Dans cette conception, la cellule est donc un circuit oscillant vibrant sous l’effet des ondes cosmiques ultra pénétrantes.

Retrouver son oscillation

Pour Lakhovsky, chaque cellule (nerveuse, osseuse, musculaire, etc.) a une fréquence et une intensité propres, et elle est capable d’émettre et de capter des informations. Lorsqu’elle tombe malade, elle n’émet plus les mêmes fréquences, et elle n’est plus perceptible ou comprise par les autres cellules; la coordination entre ces dernières étant altérée, la maladie s’installe. La maladie n’est pas le résultat d’un désordre chimique que l’on soignerait par un médicament: pour Lakhovsky, tout est vibration, en particulier la vie cellulaire, et ce qui la met en péril est le déséquilibre oscillatoire.

Pour soigner une cellule malade, il convient donc de l’aider à retrouver son oscillation naturelle, ce qui peut se faire par simple résonance. L’acoustique permet d’en expliquer le principe: si vous prenez un diapason, que vous le faites vibrer et le posez sur la caisse d’une guitare, la corde qui a la même fréquence que le diapason vibrera. De même, certains instruments comme la viole d’amour sont munis de cordes sympathiques, c’est-à-dire de cordes libres sur lesquelles le musicien n’agit pas, mais qui vibrent par résonance – par vibration sympathique – dès que les cordes de mélodie de même fréquence sont activées.

Ainsi, en exposant un organisme au flot d’une multitude de fréquences, les cellules malades vibrent d’elles-mêmes en captant spontanément la fréquence propre à sa nature. En d’autres termes, la cellule malade, en vibrant sympathiquement, sélectionne naturellement la fréquence nécessaire à sa bonne oscillation et retrouve son équilibre. Il restait à en faire la démonstration.

Première machine, premières expériences

Pour ce faire, Lakhovsky fabrique en 1923 son premier appareil thérapeutique, le radio-cellulo-oscillateur (RCO), un émetteur d’ondes ultracourtes générées à travers un tube à vide (tube de Crookes). Un an plus tard, Lakhovsky a l’occasion de mettre sa machine à l’épreuve à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris), dans le service d’un chirurgien de renom, le professeur Antonin Gosset (1872-1944). L’expérience se fait sur des pélargoniums atteints de tumeurs cancéreuses après qu’on leur a inoculé la bactérie Agrobacterium tumefaciens

Voici ce que l’on peut lire du compte rendu présenté à la société de biologie7: « Cet appareil [le radio-cellulo-oscillateur] produit des oscillations de longueur d’onde égale à 2 m environ, ce qui correspond à 150 millions de vibrations par seconde. Une première plante (Pelargonium zonatum) a été mise en expérience un mois après l’inoculation du Bacterium tumefaciens; elle portait à ce moment de petites tumeurs blanches du volume d’un noyau de cerise. La plante a été exposée au rayonnement à deux reprises, à 24 heures d’intervalle et durant 3 heures chaque fois. Dans les jours qui ont suivi le traitement, la tumeur a continué à se développer rapidement, comme les tumeurs témoins, formant une grosse masse plurilobée. Seize jours environ après la première séance de traitement, la tumeur a commencé brusquement à se nécroser. Quelques jours après (quinze jours environ), la nécrose était complète ; les lobes de la tumeur rétractée et complètement desséchée se séparèrent par des sillons d’élimination de la tige qui les portait, et la tumeur se laissait détacher facilement par la plus légère traction. L’action nécrosante des radiationss’est montrée rigoureusement élective et s’est limitée strictement aux tissus cancéreux qu’elle a suivis dans la profondeur où les tumeurs prennent
naissance. Les organes sains – tige et feuilles – sont restés indemnes et la plante a conservé toute sa vigueur.

Un second Pelargonium a été traité de même, à cela près que la durée de l’exposition au rayonnement a été prolongée: 11 séances de 3 heures. Seize jours après la première séance, la tumeur qu’il portait a commencé à se nécroser et quelques jours plus tard elle était complètement desséchée. Comme dans le premier cas, les parties saines sont demeurées indemnes. Chez un troisième soumis au rayonnement pendant 9 heures (à raison de trois séances de 3 heures), la nécrose des lobes de la tumeur a suivi la même marche. Seize Pelargonium témoins ont été laissés sans traitement, tous portent des tumeurs en pleine activité, souvent énormes.
En résumé, nous sommes autorisés à dire que les Pelargonium devenus cancéreux après inoculation du Bacterium tumefaciens, et pour lesquels l’intervention chirurgicale n’a pas pu empêcher la récidive, paraissent guérir sous l’influence des ondes électromagnétiques indiquées plus haut. »

Longueurs d’onde multiples

Le radio-cellulo-oscillateur produisait une onde entretenue modulée très courte, sur une fréquence unique comprise entre 2 et 10 m de longueur d’onde. À cette époque, Lakhovsky exigeait de ses patients, avant tout essai thérapeutique, qu’aucun traitement ne soit en cours et qu’une biopsie ainsi qu’une photo de la lésion à traiter lui soient fournies… il anticipait les critiques. Les résultats à Saint-Louis et au Val-de-Grâce furent si stupéfiants que les professeurs d’Arsonval, Chaumet et Foveau de Courmelles l’incitèrent à traiter les patients du Calvaire. Il y fut accueilli par le docteur Fouquier en ces termes: « Vous allez avoir là le domaine expérimental le plus étendu, mais n’espérez pas la moindre guérison.

Nos malades sont dans un état tellement avancé que vous ne pouvez songer à en sauver un seul. » Il y eut des guérisons quasi miraculeuses, mais aussi des décès par hémorragie, alors même que la tumeur du malade avait régressé! Lakhovsky comprit alors que, dans ces cas, la tumeur, après avoir évolué pendant des mois, avait gravement endommagé une artère. Celle-ci était maintenue par la tumeur indurée, mais quand cette dernière se nécrosait sous l’effet du traitement, la libération
de l’artère occasionnait une hémorragie fatale.

Un peu de lecture...

En 1932 le Docteur P.RIGAUX de la faculté de Médecine de Paris publia un livret pour présenter les travaux de Georges LAKHOVSKY sur les ondes cosmiques et les Circuits oscillants.

l'avant Propos

Les travaux de Georges Lakhovsky sont aujourd'hui célèbres.

Ses livres : L'Origine de la Vie, L'Universion, Contribution à l'Étiologie du Cancer, Le Secret de la Vie, la Science et le Bonheur, L'Oscillation cellulaire ont été l'objet de discussions passionnées. Les éditions allemandes et espagnoles du Secret de la Vie ont soulevé les plus vifs enthousiasmes en Europe Centrale et dans l'Amérique Latine. On peut dire que les théories lakhovskyennes comptent, aujourd'hui, des centaines d'admirateurs et de propagandistes fervents dans le corps médical de nombreux pays et particulièrement en France, en Belgique, en Italie, en Allemagne, en Suède, en Grèce, en Uruguay, au Brésil, aux Etats-Unis et au Canada.
Les innombrables communications aux Académies et sociétés savantes du monde entier, les études des publications spéciales, les articles de journaux consacrés à ses théories forment, à l'heure présente, un monument impressionnant.
Peut-être est-il permis de s'étonner que certains milieux scientifiques en France se soient laissés quelque peu distancer dans l'étude de ces questions et que l'Italie, patrie de l'électrobiologie, soit à l'avant-garde du mouvement. Bonne lecture.

Quelques autres ouvrages...